Les ondes électromagnétiques sont-elles dangereuses pour notre santé ?

Image montrant nos hyperconnexions (monde connecté) du quotidien

L’être humain fait parti de la nature. Nous ne pouvons pas nous considérer comme des êtres indépendants de notre environnement.

En biologie moderne, l’Homme est un système vivant « ouvert », qui interagit en permanence avec son environnement.

En plus de générer nous-mêmes une activité électrique, nous sommes particulièrement réceptifs aux champs électromagnétiques qui nous entourent.

Notre environnement d’autrefois était la nature…

Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreux à choisir de vivre en ville, pour des raisons professionnelles et sociales, ou encore de confort et de proximité.

Nous sommes donc, pour beaucoup d’entre nous, déconnecté des arbres, des plantes, de l’eau, du soleil et de la terre. Et aussi moins connectés aux autres depuis mars 2020, date à laquelle nous avons commencé à subir le confinement et les restrictions en France.

Notre environnement et notre mentalité ont changé ces deux dernières années : la connexion à la terre, appelé « Earthing » ou « Grounding », est mise de côté au profit d’une connexion artificielle via des machines.

Et pour certains scientifiques, cette dernière change fondamentalement notre équilibre et nos réactions biochimiques internes.

Ce nouvel environnement, adopté par des millions de personnes dans le monde, est un milieu concentrant des champs électromagnétiques bien différents de ceux impulsés par la nature…

En effet, d’après les études réalisées par les chercheurs R.Brown, G.Chevalier et M.Hill (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15650465/), M.Ghaly et D.Teplitz (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4590684/), la nature offre des électrons, calmant le système sympathique et favorisant la régénération du corps et des tissus.

Quant à nos écrans, nos téléphones, notre box Wi-Fi, nos appareils électroménagers, eux, ils nous offrent des micro-ondes en basses fréquences pulsées par saccades.

Vous n’avez peut-être jamais entendu parler de ces ondes pulsées et comme vous le savez, nous sommes dans un monde de plus en plus connecté.

J’ai donc pensé qu’il était crucial d’aborder le sujet !

De plus, quand je me suis aperçu que les avis divergeaient beaucoup dans ce domaine, ma curiosité m’a naturellement amené à faire de multiples recherches sur le sujet…

Alors, à quoi correspondent ces ondes électromagnétiques pulsées ? Sont-elles dangereuses pour notre santé ?

Est-ce plutôt la nature du signal (fréquence) qui est dangereuse pour nous, ou davantage les pics (hyperfréquences) ?

Que disent les scientifiques indépendants sur le sujet ?

1) Les ondes pulsées, c’est quoi ?

Les ondes électromagnétiques correspondent à des particules nommées photons, formant des ondes, se propageant dans l’air, et pouvant transporter plusieurs informations. La lumière, le champ magnétique terrestre, l’électricité ambiante, le Wi-Fi et le Bluetooth, diffusent dans l’air et dans le vide des ondes électromagnétiques.

Les ondes électromagnétiques pulsées sont différentes car elles sont non linéaires : elles fonctionnent par saccades, au sein d’une onde porteuse de fréquence et d’amplitude constante.

Elles correspondent à des pics et à des retombées brutales de l’amplitude du signal.

Il faut donc distinguer les champs électromagnétiques basses fréquences, des champs électromagnétiques basses fréquences avec hyperfréquences (ondes pulsées).

Les connexions Wi-Fi associant notre Box à nos ordinateurs ou à nos téléphones portables sont bien des ondes électromagnétiques pulsées. Mais il ne faut pas non plus oublier les radars, les téléphones sans fils DECT, les anciens téléphones GSM, les antennes-relais, et les fours à micro-ondes, qui sont également de nature pulsée.

Selon certains spécialistes, la 3G et la 4G diffusent moins d’émissions fortes fréquentes et la Fédération Française des Télécoms ne reconnait par le caractère pulsé de leurs ondes, ni même celles provenant de la nouvelle technologie 5G qui donne des « fréquences en partage de bandes semblables à la 3G et 4G ».

Pour la FFT, administrée par des acteurs actifs de la téléphonie mobile tels que SFR, Orange ou Bouygues, la 5G n’émet pas d’ondes pulsées, je cite :

– « La 5G émet-elle des ondes pulsées ? »

– Réponse : « Non, il s’agit d’un raccourci de langage invoqué lors de la mise en œuvre de chaque nouvelle technologie de téléphonie mobile et à laquelle l’ANSES avait déjà répondu dans son rapport d’octobre 2013 concernant la 2G et la 3G : « Dans le cas de la téléphonie mobile, on parlera de rayonnement « modulé » plutôt qu’impulsionnel pour désigner l’émission d’une station de base ou d’un téléphone mobile GSM. En effet, le découpage temporel de l’émission GSM en paquets d’ondes (burst) ne répond pas à une logique d’émission de forte puissance pendant un court instant (cas du radar), mais simplement de répartition du temps de communication entre plusieurs utilisateurs. […] Il faut noter par ailleurs que le protocole UMTS (téléphones actuels) n’utilise pas la même répartition du temps et des fréquences pour les différents utilisateurs que le GSM (téléphones anciens), et ne présente donc pas de répartition du signal temporel sous forme de créneaux.(https://www.fftelecoms.org/grand-public/faq-5g-et-sante/)

D’après eux il faudrait plutôt employer le terme « d’ondes modulées », et non celui « d’ondes pulsées », pour désigner ces technologies 3, 4 et 5G.

En plus de cela, certains tests réalisés par des personnes sceptiques, parfois électrosensibles, ou ayant eu des problèmes de santé par le passé, définissent les émissions de certains téléphones modernes tels que l’Iphone comme « très basses », sans aucun « pics » révélant la présence d’hyperfréquences. (https://electrosmog.info/IMG/pdf/Pulse.pdf)

En revanche, pour d’autres, comme l’Association Robin des Toits, accusant les risques sanitaires des ondes électromagnétiques depuis 2004, les ondes 3G et 4G ont une fréquence suffisamment élevé (2100Mhz et plus) pour être toxiques pour notre organisme. Cette association s’appuie entre autre sur ces études qui ont qualifiées les ondes 3G de « génotoxiques » :

https://www.robindestoits.org/Rapport-REFLEX-sur-la-3G-de-l-Union-europeenne-2000-2004_a158.html

http://www.robindestoits.org/L-UMTS-3G-induit-des-effets-genotoxiques-Etude-autrichienne-Mai-2008_a1160.html

2) Quel impact sur notre santé ?

Image montrant le travail des scientifiques sur le sujet des ondes électromagnétiques

Les ondes pulsées semblent être particulièrement néfastes pour notre santé lorsqu’elles sont omniprésentes dans notre environnement.

Un article paru dans la revue scientifique Plos Biology déclare que l’exposition de nos cellules aux ondes pulsées favorise l’accumulation d’espèces réactives de l’oxygène (https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.2006229). Lorsqu’elles sont présentes en grande quantité dans notre organisme, ces molécules deviennent toxiques, créent un stress oxydatif et favorisent le vieillissement cellulaire.

Il est bon de préciser que les ondes pulsées sont également utilisées en thérapie de manière contrôlée, pour lutter contre les douleurs chroniques via la stimulation magnétique transcrânienne. Cependant, cette technologie n’est reconnue efficace que dans 50% des cas environ.

Pour d’autres spécialistes encore, tels que les scientifiques ayant rédigé le rapport Bioinitiative de 2012, comportant plus de 1000 études, très cité par les détracteurs des ondes électromagnétiques et réactualisé en 2014 ; l’exposition permanente à des fréquences basses (dont la 3, 4 et 5G) est déjà problématique pour nous…

https://bioinitiative.org/table-of-contents/, je cite :

« Bon nombre de ces effets biologiques peuvent raisonnablement avoir des effets néfastes sur la santé si les expositions sont prolongées ou chroniques, parce qu’elles nuisent aux processus (perturbent l’homéostasie), empêchent le corps de guérir de l’ADN endommagé, peuvent dérégler le système immunitaire, perturbent les processus métaboliques et diminuent la résilience aux maladies par de multiples voies.
Les processus corporels essentiels peuvent finir par être désactivés par des stress externes incessants (du système-interférence électrophysiologique large) et conduire à une altération généralisée du métabolisme et des
fonctions reproductrices ».

Ces multiples effets secondaires variés cités par les chercheurs sont tout à fait plausibles. Les ondes électromagnétiques impactent toutes nos cellules, soit indirectement, en agissant sur les structures superficielles dans un premier temps, soit directement, étant donné qu’elles sont censées traverser les structures matérielles de notre environnement.

Ces mêmes scientifiques vont même jusqu’à annoncer que « les normes de sécurité publique sont de 1 000 à 10 000 fois plus élevées que les niveaux actuellement couramment rapportés dans les études sur les stations de base de téléphonie mobile ».

Ainsi, ils n’hésitent absolument pas à s’opposer aux discours des autres scientifiques qui réfutent leurs propos :

« Cet argument est incorrect car il n’est actuellement pas possible de déterminer l’ampleur du risque. Nous pouvons peut-être dire avec confiance que le risque élevé de leucémie lié à l’exposition résidentielle des enfants aux champs magnétiques est « faible », mais cela ne tient pas compte de l’exposition des enfants aux appareils électroménagers, à l’exposition dans les automobiles, à la garderie et à l’école, aux expositions dans les terrains de jeux et dans les autres endroits. Même si le risque pour une personne est faible, l’impact sociétal lorsque tout le monde est exposé peut être très important.
En outre, l’évaluation de l’exposition est nettement insuffisante, même dans les meilleures études. Certaines études tentent de quantifier d’autres sources de l’exposition, comme la fréquence d’utilisation des téléphones portables ou l’utilisation d’autres appareils, mais ces études ne tiennent presque toujours pas compte de l’exposition résidentielle des lignes de transport d’électricité. Cependant, pour vraiment et objectivement déterminer le risque d’exposition aux CEM, il est essentiel de prendre en compte les expositions résidentielles, professionnelles (ou scolaires) et récréatives, la gamme complète du spectre électromagnétique, y compris les appareils et les dispositifs sans fil. Cela n’a été réalisé dans aucune étude, et sans ces informations, il n’est pas possible de déterminer l’ampleur globale du risque. Il est possible, voire probable, que si l’on tient compte des maladies infantiles et adultes, que le risque ne soit pas faible ».

3) Comment se protéger des ondes ?

Image montrant un homme qui se connecte à la nature

Dr Martin Blank, auteur de la partie sur la protéine de stress dans le rapport Bionitiative, Président de Bioelectromagnetics Society et Chercheur à l’Université de Columbia : « Soumises aux CEM, les cellules de l’organisme réagissent comme en présence d’un danger potentiel. Cette réaction est en tous points comparable à celle provoquée par d’autres toxiques environnementaux dont les métaux lourds et les poisons chimiques. Au sein des cellules vivantes, l’ADN détecte les champs à de très faibles niveaux d’exposition et déclenche une réponse biochimique de stress. Il est évident, sur le plan scientifique, que nos normes sanitaires sont inadaptées et que nous devons nous protéger de l’exposition aux CEM dus aux lignes électriques, aux téléphones portables et aux émetteurs similaires. »

Que pouvons nous faire alors ?

Quelles sont les solutions pour limiter notre exposition aux ondes électromagnétiques et leurs impacts négatifs ?

1) Le stress oxydatif causée par la pollution électromagnétique stimule la production de radicaux libres, qui réduisent notre stock d’électrons, et perturbent les processus inflammatoires. Un moyen simple de « refaire le plein » d’électrons est de se connecter à son environnement, la nature, et de manger des aliments riches en antioxydants, les plus naturels et les moins pollués possibles.

2) Un autre moyen, très important, est celui d’utiliser régulièrement des techniques respiratoires simples, comme la respiration profonde abdominale, dans le but de calmer le système sympathique ainsi que la suractivation du système immunitaire. Comme mentionné plus haut, notre corps perçoit la présence d’ondes dans l’organisme comme un danger potentiel.

3) Concernant le téléphone portable, pendant un appel, l’idéal serait d’utiliser une oreillette ou d’utiliser le haut parleur. Il est aussi recommandé d’éloigner l’appareil de la tête lorsque le téléphone recherche le réseau du correspondant, car cette phase correspond à des émissions d’ondes électromagnétiques particulièrement fortes. Le Bluetooth est à éviter, ainsi que les appels téléphoniques dans des endroits avec pas ou peu de réseau (trains, métro, sous-sols, campagne…). Dans ce genre d’endroits, le téléphone cherche en permanence une antenne relais pour se connecter ce qui augmente sa puissance d’émission d’ondes électromagnétiques.

4) Dernières recommandations :

– Ne fournissez pas de téléphone portable aux enfants de moins de 12 ans. Le rapport Bioinitiative met en garde contre une utilisation intensive du téléphone portable durant l’enfance, qui est associée à un risque de leucémie infantile plus élevée. Les scientifiques considèrent que le risque est faible à modéré.

– Cela me semble compliqué de nos jours, mais dans la mesure du possible, évitez le rapprochement du téléphone des organes reproducteurs et surtout du ventre pour les femmes enceintes.

– Évitez les conversations longues au téléphone et privilégiez les SMS.

– Éteignez votre téléphone la nuit car le « mode veille » ne suffit pas à arrêter l’émission d’ondes. Essayez de couper votre téléphone lorsque vous n’en avez pas besoin et privilégiez un appareil avec un faible DAS.

– Choisissez un téléphone DECT moderne dont la base ne rayonne plus lorsque l’appareil est posé dessus. Pas de téléphone DECT dans les chambres, et la nuit, débranchez le système. Évitez d’installer ce type de téléphone à proximité de votre zone de travail (bureau, etc.).

– Utilisez un câble réseau pour relier l’ordinateur à votre box. Je vous recommande de désactiver l’accès Wi-Fi aux moments où vous n’en avez pas besoin. Évitez de rapprocher votre ordinateur portable ou tablette de votre corps (sur les genoux par exemple), trop souvent et sur de longues périodes. La nuit, débranchez votre box et évitez le plus possible de vous connecter en Wi-Fi durant vos séances d’entraînements sportifs.

Toutes ces recommandations servent à vous donner des moyens simples et efficaces pour lutter contre la pollution électromagnétique, omniprésente de nos jours. Le but n’est pas de vous rendre « parano » et de faire en sorte que vous les utilisiez toutes en permanence. Mais plutôt de vous informer, de vous y faire penser, afin que vous puissiez réduire votre exposition aux ondes électromagnétiques dès maintenant.

Conclusion :

La sujet de la pollution électromagnétique est controversé et dans un tel contexte, je pense que nous devrions faire confiance aux scientifiques indépendants (https://www.albany.edu/sph/faculty/david-o-carpenter ; https://www.researchgate.net/profile/Lennart-Hardell). Passionnés par leur métier et la recherche, ces scientifiques n’ont souvent pas grand chose à nous vendre, contrairement à beaucoup d’autres… Ils cherchent avant tout, pour la plupart, à prouver les choses et à faire d’incroyables découvertes dans le domaine de la science.

Nombre de scientifiques dans le monde s’accordent sur le fait que les ondes électromagnétiques ne sont pas, ou peu dangereuse à court terme. En revanche, sur le long terme, la science manque encore cruellement de recul et c’est pour cette raison qu’elle nous recommande à toutes et à tous le principe de précaution.

Pour résumer leurs propos, la dangerosité des ondes électromagnétiques dépend en grande partie de leurs fréquences, qui deviennent plus dangereuses pour nos tissus lorsqu’elles sont élevées. La proximité avec l’émetteur, la multiplication des sources émettrices autour de nous, et le temps global d’exposition aux ondes sont également des facteurs non négligeables et à prendre en compte.

Nos objets connectés ont bien entendu des normes qui règlementent leurs usages (DAS). Et pourtant, le seuil actuel à ne pas dépasser est largement discuté au sein de la communauté scientifique…

Dans ce monde connecté et avec l’internet des objets qui se profile, je vous recommande de prêter attention aux conseils cités plus haut, d’en choisir au moins trois, dans le but de limiter le plus possible votre exposition aux ondes électromagnétiques.

Une réponse

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