6 métiers d’avenir et leurs conséquences

Image montrant un médecin du futur

Le domaine de la santé est considéré comme l’un des plus dynamique en matière d’innovation. En perpétuelle évolution, les milieux médicaux et paramédicaux assisteront à l’émergence de nouvelles spécialisations, de nouveaux métiers, et de nouveaux concepts au cours du 21ème siècle.

Algorithmes, chatbots, objets connectés, robots autonomes, implants ou encore réalité virtuelle… Le milieu professionnel sera marqué par ces nouveaux outils intelligents censés aider et complémentariser l’Homme dans ses tâches.

Que l’on soit pour ou contre l’intégration de ces nouveaux instruments dans notre vie quotidienne, il est clair que certaines formes d’intelligence pourront soutenir et assister nos professionnels de santé, améliorant en retour la qualité de leurs prestations.

Le but de ce nouvel article est de vous présenter différents métiers qui ont un bon potentiel de recrutement à court ou à moyen terme, dans le domaine de la santé. Si vous vous posez encore des questions concernant votre avenir professionnel, sachez que vous trouverez ici 6 métiers qui peuvent peut-être vous intéresser.

À la fin, je n’oublierai absolument pas de vous révéler l’envers du décor !

Car l’exercice de ces métiers et les innovations qui en découleront changeront notre quotidien, et nous devons absolument voir les deux dimensions du progrès dans ce secteur.

1) Physicien quantique

La physique quantique étudie la matière à l’échelle microscopique (protons, électrons, atomes) et dernièrement, un événement important a eu lieu : la commercialisation de l’ordinateur quantique d’IBM.

Certains considèrent que cette invention révolutionnera le domaine de la santé en permettant la réalisation de recherches avancées à l’échelle microscopique. Par conséquent, nous aurons besoin de chercheurs ou de physiciens quantiques capables de maîtriser et d’exploiter ces nouveaux appareils, et de réaliser des calculs qui étaient auparavant impossibles à effectuer.

La recherche quantique permettra d’explorer l’invisible et d’en savoir plus sur notre corps et sur ses relations avec son environnement.

Dans le domaine médical, ces recherches ont des implications majeures notamment en imagerie et en carcinologie (étude des tumeurs). Selon IBM, les ordinateurs quantiques offriront aussi une assistance au diagnostic ainsi qu’une précision augmentée des interventions médicales (https://www.ibm.com/thought-leadership/institute-business-value/report/quantum-healthcare).

Mais ces appareils sont complexes et difficiles à utiliser. Ils laissent place à la survenue d’erreurs d’où la nécessité d’être manipulés par des chercheurs spécialisés et formés (https://www.cidj.com/metiers/physicien-physicienne).

2) Spécialiste du Deep Learning

Le Deep Learning est un processus d’apprentissage automatique de l’intelligence artificielle permettant de modéliser une quantité importante d’informations. L’IA a réussi à conquérir plusieurs domaines et la médecine n’est pas restée à l’écart. Le Deep Learning est capable d’optimiser les conditions de travail et de faciliter le passage vers une médecine de précision.

Actuellement, de nombreux services médicaux s’en trouvent facilités grâce à la numérisation des données et l’IA donne une aide pour le diagnostic et pour le traitement des patients.

Dans le milieu médical, l’appariement de la technique et de la médecine semble bénéfique puisqu’il a constitué une inspiration pour la création de nouvelles spécialités.

Avez-vous déjà entendu parler de médecins programmeurs ou d’ingénieurs en milieu hospitalier ?

En France, l’université de Bourgogne a décidé de créer un nouveau diplôme d’Intelligence artificielle en santé, accessible aux ingénieurs, aux chercheurs, et au personnel médical (https://sefca-umdpcs.u-bourgogne.fr/nos-formations/nouvelles-technologies/intelligence-artificielle-et-sante.html).

Cette opportunité professionnelle n’est pas unique puisque les formations dans ce domaine se multiplient, comme à Paris (https://odf.u-paris.fr/fr/offre-de-formation/diplome-d-universite-du-diu-1/sciences-technologies-sante-STS/du-intelligence-artificielle-ia-appliquee-en-sante-JXMZBK41.html), ou encore à Nancy (https://news.microsoft.com/fr-fr/2020/02/13/13eme-ecole-ia-microsoft-powered-by-simplon-inauguration-de-la-premiere-promotion-dediee-a-la-sante-et-abritee-au-sein-du-centre-hospitalier-regional-universitaire-de-nancy/).

3) Assistant virtuel web polyvalent

J’insiste sur le terme « polyvalent ». La polyvalence est une qualité qui a toujours été très appréciée dans le monde professionnel et au cours des prochaines années, elle sera très certainement un atout majeur.

Dans ce monde où le virtuel a pris sa place, nous avons tous déjà remarqué la présence d’assistants virtuels, plus communément appelé « chatbots ». Ces assistants virtuels jouent le rôle de dialogueurs programmés, mais pour le moment, nos interactions avec eux sont limités et les chatbots ont du mal à répondre à certaines questions.

En vous formant ou en lisant régulièrement, vous apprenez constamment des nouvelles choses et cela vous donne deux grands atouts : la flexibilité (capacité à rebondir rapidement sur un autre métier), et la polyvalence (atout de force pour se protéger contre la spécificité due à une programmation limitée de l’IA).

Votre plasticité cérébrale et l’utilisation active que vous en ferez compteront énormément au cours des prochaines décennies (https://le-blog-santé-et-avenir.com/comment-booster-son-intellect-simplement-et-rapidement/). On aura toujours besoin de personnes créatives, de notre réflexion et du sens moral des êtres humains.

Je pense que chaque spécialiste ne devrait pas se limiter à sa spécialité et y rester figé ! Au contraire, nous devons développer des compétences pluridisciplinaires en travaillant sur nous-même et en élargissant nos connaissances.

Je tiens quand même à préciser qu’en ce moment beaucoup d’entreprises françaises recrutent des assistants virtuels humains à bas coût sur le web. On pourrait tout à fait qualifier ce phénomène de « concurrence déloyale » tant les prix sont bas… Mais c’est aussi une énorme opportunité pour les jeunes entrepreneurs du web. Et même dans ce domaine, vous pouvez tenter votre chance à condition d’être polyvalent (design, marketing, communication), flexible, ou éventuellement d’avoir une grande qualité d’écriture (style, créativité).

4) Ingénieur en robotisation

Image montrant un ingénieur en robotisation

De nos jours, les robots marquent leur présence en blocs opératoires et en salles de consultation. Ils contribuent à des interventions chirurgicales précises et réussies, remplacent des organes et des membres amputés, ou servent de dispositifs d’assistance aux professionnels de santé.

Néanmoins, ces robots restent des outils d’assistance qui ont besoin d’être programmé, orienté et entretenu par des Hommes.

Si nous souhaitons tirer profit au maximum de leur utilisation dans les hôpitaux, nous devons introduire des spécialités de techniciens et d’ingénieurs en robotisation médicale :

– en Île-de-France, les formations ne manquent pas. Vous pouvez obtenir un diplôme d’ingénieur spécialité robotique en joignant la Polytech Sorbonne, l’ENSTA Paris Tech, ou l’ISTY des Yvelines.

– l’ISEN à une bonne réputation et vous trouverez des écoles à Lille, Brest, Caen, Nantes, Bordeaux… (https://www.isen.fr/).

Cependant, nous avons encore des défis à relever concernant l’utilisation des robots médicaux et la principale contrainte à leur généralisation est leur coût qui reste trop élevé.

Compte tenu des implications qui en découlent (équipement des salles d’opération, formation du staff médical), l’utilisation des robots est encore trop chère pour certains hôpitaux, qui privilégient parfois d’autres formes d’investissements.

De plus, les robots ne sont pas infaillibles et des failles de sécurité ainsi que des erreurs médicales ont été observées.

5) Concepteur de membres et organes artificiels

La bionique est une discipline innovante fusionnant l’électronique aux tissus de notre organisme. Son but ? Fabriquer des organes artificiels capables de remplir les fonctions de nos organes malades.

À l’avenir, la bionique deviendra peut-être beaucoup plus que cela… En tout cas une chose est sûre, cette discipline est en progrès constant : la rétine bionique, par exemple, permet de restaurer partiellement la vue d’une personne atteinte d’une affection de la rétine et des scientifiques estiment qu’elle pourra bientôt être utilisée comme une solution redonnant la vue à plusieurs patients.

Les progrès de cette médecine créent de l’espoir et certains patients ont vu leurs rêves devenir réalité. Aujourd’hui, des organes du corps humain peuvent être remplacés et des personnes amputées peuvent remarcher grâce à des membres artificiels.

C’est là où réside l’importance du métier de concepteur de membres et organes artificiels : concevoir des bras artificiels, des pacemakers, des implants télécommandés… Le concepteur d’organes se charge de créer des dispositifs biotechnologiques et veille à optimiser sa stratégie de conception et de modélisation.

Ce métier nécessite un diplôme en bio-ingénierie ou en ingénierie biomécanique. Si cette carrière vous intéresse, vous devrez obtenir un diplôme d’ingénieur en biomécanique en joignant les écoles d’EPF basées à Sceaux, Troyes ou Montpellier ; l’ISEN à Lille, l’ISBS à Paris, ou encore l’ISIFC à Besançon.

6) Ingénieur en biomimétisme

La notion du biomimétisme consiste à mimer les processus de la nature pour trouver des solutions efficaces en ingénierie humaine.

Cette discipline à apporter ses bienfaits dans plusieurs domaines y compris dans le secteur médical et pharmaceutique.

Néanmoins, aussi bouleversant et révolutionnaire qu’il soit, le concept de biomimétisme reste compliqué car il nécessite des études approfondies. Ceci pose entre autre le problème du manque de spécialistes dans ce domaine et par la suite de formateurs et de formations.

Si nous aspirons à ce que le biomimétisme soit utilisé comme une démarche officielle dans les laboratoires de recherche, il faudra encourager les formations sur ce sujet afin d’assurer un effectif suffisant d’ingénieurs.

Seulement une vingtaine de centres environ assurent des formations de biomimétisme en Europe, comme en Allemagne ou en Autriche (https://ceebios.com/wp-content/uploads/2017/11/Synth%C3%A8se-des-formations-en-Europe-V2.pdf).

En France, vous trouverez :

– (https://formation-continue.ensci.com/developpement-durable/nature-inspired-design).

-(https://www.masteretudes.fr/Master-en-materiaux-bio-inspires-(BIM)/France/Universit%C3%A9-de-Pau-et-des-Pays-de-lAdour/).

Conclusion :

L’innovation et le progrès technique sont les moteurs d’une croissance économique qui, d’une manière générale, améliore notre qualité de vie.

Mais dans un futur plus ou moins proche, innover et exercer ces métiers amènera obligatoirement des changements dans nos vies, et nous devons comprendre que les choses iront peut-être un peu trop vite pour notre corps. Un robot autonome qui fera les courses à notre place, une intelligence artificielle qui répondra à de nombreuses questions, des relations sociales de plus en plus virtuelles, des objets connectés avec leurs connexions Wi-Fi ou Bluetooth permanentes… Toutes ces propositions attirantes du « moindre effort » ne seront pas sans conséquences pour notre santé et pour notre énergie !

C’est pourquoi nous devrions essayez de mieux comprendre nos besoins fondamentaux d’êtres humains, de prendre du recul sur ces futurs produits ou services, car ils ne combleront pas forcément tout ce qui compose notre vraie nature.

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